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7 Sep 16

Appel – En 2017, faisons Front commun!

par Patrice Cohen-Seat
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L’appel et les 99 premiers signataires:

 

Citoyennes et citoyens de gauche, organisés ou non, nous voulons que les élections présidentielle et législatives de 2017 soient utiles pour ouvrir dans notre pays une perspective politique de progrès humain, démocratique, social et écologique.

 

Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais. Quant à la gauche de transformation sociale et écologique, qui avait commencé à créer du neuf, notamment avec le Front de gauche, elle pourrait bien revenir une nouvelle fois à sa dispersion antérieure et tuer pour longtemps l’espoir qu’elle avait réussi à faire naître en 2012. Nous ne voulons pas de ce scenario épouvantable qui aboutirait à un très dangereux face à face entre néolibéralisme et national-populisme, confortant la supercherie visant à faire passer celui-ci pour la seule alternative envisageable au « système » qui ravage nos sociétés. Le pire deviendrait alors possible.

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8 Mai 16

37ème Congrès du PCF: après le choix de la « base commune de discussion »

par Patrice Cohen-Seat
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Le vote sur le choix de la « base commune de discussion » du 37ème congrès du PCF révèle plusieurs faits significatifs :

·      L’affaiblissement du corps militant du Parti, avec une diminution de plus du quart des cotisants, et de 40% des votants par rapport au vote de 2011 sur la candidature à la présidentielle. (La baisse des cotisants par rapport au congrès de 2013 est d’environ 20%).

·      Le pourcentage historiquement faible du score de la proposition de base commune de la direction du Parti qui ne dépasse cette fois-ci que de très peu la majorité absolue et baisse de 28% par rapport à 2013. lire la suite…

25 Avr 16

Rassembler largement les communistes autour d’une belle ambition

par Patrice Cohen-Seat
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  • Sylvie Altman (94)
  • Yannick Bedin (18)
  • Patrice Cohen-Séat (75)
  • Marie-Claire Culié (81)
  • Jean-Paul Duparc (06)
  • Joël Gallais (56)
  • Cécile Goutmann (77)
  • David Pellicer (82)

Le débat engagé à l’occasion de ce 37ème congrès est assurément un débat important pour notre Parti. L’une de ses dimensions est stratégique, bien sûr, puisque se discute, dans la perspective des élections de 2017, la façon de rassembler le peuple contre les politiques d’une oligarchie rapace et impitoyable. Mais c’est en même temps beaucoup plus. Après plusieurs décennies d’affaiblissement, alors que le double échec du communisme d’Etat et de la social-démocratie a déconstruit les repères d’une alternative au capitalisme et affaibli les luttes, il s’agit de savoir comment redonner corps à une véritable ambition communiste. C’est le sens des propositions du texte « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen ». lire la suite…

13 Mar 16

Peuple! sur France Inter ce dimanche dans le journal des idées à 8h46

par Patrice Cohen-Seat
Peuple !

10 Mar 16

Le nouvel essor de la lutte des classes ?

par Patrice Cohen-Seat

L’émission « La grande table » diffusée sur France Culture à laquelle j’ai été convié lundi 7 mars 2016.

25 Fév 16

Comment créer les conditions d’une controffensive ?

par Patrice Cohen-Seat

Ci-après ma contribution aux débats du 37 ème congrès du PCF

Il y a urgence. Les classes populaires subissent depuis plus de quarante ans une « crise » qui les enfonce dans le chômage, la précarité et la pauvreté. Elles se sentent abandonnées.  Nous étions naguère pour elles un repère, et portions la perspective d’une autre société. Mais ce n’est plus le cas, et elles se détournent de la politique. L’extrême droite se nourrit de cette désespérance et la situation, déjà très grave,  pourrait tourner à la catastrophe.

Si une force politique n’arrive plus à se faire entendre de ceux à qui elle s’adresse, c’est à elle de se changer, sous peine de disparaître. C’est ce que nous avions décidé en 2008, après 30 ans d’un déclin qui nous avaient conduit en 2002 et 2007 à une quasi marginalisation électorale. Puis la création du Front de gauche et les résultats de 2012 ont fait renaître un espoir et beaucoup d’entre nous ont pu penser que le plus gros était fait, ou que le danger était écarté. Mais cet espoir est aujourd’hui presque complètement retombé. Le Front de gauche est déclaré en échec. La gauche est maintenant divisée en deux camps antagoniques. Et notre parti continue de s’affaiblir.

Nous ne pouvons plus différer les « profondes transformations » que nous avions décidées d’entreprendre. Cela veut dire travailler à redonner un sens au mot « communisme » en élaborant les nouveaux repères d’une ambition universaliste d’émancipation humaine ; et imaginer la stratégie et les formes d’organisation qui nous permettront de nous immerger dans le mouvement populaire pour y faire valoir nos idées tout en travaillant en permanence à ce qu’il décide lui-même des bases de son rassemblement.

Cela suppose aujourd’hui de dire, dans un moment où les orientations actuelles du PS en font un adversaire politique, comment nous entendons travailler à un rassemblement très large qui  crédibilise la possibilité d’une alternative politique et redonne sens à l’idée de gauche.  A mon avis, plutôt que de tirer un trait sur le Front de gauche et de repartir encore à zéro, il nous faut pour cela prolonger et élargir radicalement sa démarche afin qu’elle donne naissance à une dynamique de front populaire dans laquelle les citoyens eux-mêmes pourront prendre à chaque étape les décisions essentielles. Et nous pouvons mettre cela en œuvre dès maintenant en proposant en vue des élections de 2017 des états généraux de la transformation sociale. lire la suite…

5 Fév 16

La société n’est pas apathique mais éruptive

par Patrice Cohen-Seat
Peuple !

Ci-dessous l’entretien publié par l’Humanité le 4 février 2016

Le titre même de votre essai, « Peuple » avec un point d’exclamation en rouge est une interpellation, une alerte. Vous dressez un bilan de la santé -pas brillante – de la gauche en France et en Europe, et vous parlez de refondation, de défis à relever. Mais tout n’est il pas à rebâtir? 

Il faut d’abord faire l’effort de comprendre comment on en est arrivé là. Les grandes conquêtes de la classe ouvrière, jusque dans les années 60, ont été permises par la puissance de ses luttes, obligeant le capital à des compromis, et par sa capacité à mobiliser autour d’une grande idée, une alternative de société : le socialisme, le communisme. Nous sommes en échec sur ces deux terrains. lire la suite…

12 Jan 16

Peuple !

par Patrice Cohen-Seat
Peuple !

Je publie ces jours-ci un ouvrage, « Peuple ! » dans lequel je reviens sur l’histoire de la classe ouvrière et tente de montrer que, pour devenir force sociale, les « indignations » doivent pouvoir se projeter dans un horizon commun, un « projet » dans lequel les classes populaires puissent se reconnaître.

On peut se procurer l’ouvrage à la Librairie en-ligne « Espaces Marx ». lire la suite…

11 Jan 14

Comment assurer le meilleur avenir possible pour le Front de gauche ?

par Patrice Cohen-Seat

L’HUMANITE – le 6 Décembre 2013

Tribune. « Il faut mener une confrontation exigeante avec le Parti socialiste »

Il y a des moments où une force politique doit être à la hauteur de l’enjeu. C’est le cas. La France et même l’Europe sont dans une situation politique catastrophique. Les peuples s’enfoncent dans la crise. Droite et gauche paraissent aussi peu capables l’une que l’autre de trouver des solutions. (…) Le Front de gauche est dans notre pays le seul espoir d’enrayer cette mécanique infernale. À condition, toutefois, qu’il sorte de sa « maladie infantile » et se décide à se hisser au niveau de son rôle historique.
Les partis sociaux-démocrates courent après la droite, qui galope elle-même derrière l’extrême droite. Celle-ci pourrait arriver en tête l’an prochain aux européennes dans un pays comme la France : ce serait un énorme séisme politique. Déçu et en colère, le peuple de gauche est aux abonnés absents. Et la gauche d’alternative n’arrive pas à capter ce mécontentement et prendre le relais. Le Front de gauche est dans notre pays le seul espoir d’enrayer cette mécanique infernale. À condition, toutefois, qu’il sorte de sa « maladie infantile » et se décide à se hisser au niveau de son rôle historique.
Car l’enjeu est historique. Tournant le dos à ses lointaines origines de classe, le PS a repris un chemin qui, sauf au moment du Front populaire, avait déjà conduit ses prédécesseurs à rendre impossible l’idée même d’union de la gauche, quand Jules Moch réprimait les grèves dans le sang ou que François Mitterrand couvrait les exactions françaises en Algérie. Et pourtant la SFIO puis le PS ont longtemps conservé l’objectif de rupture avec le capitalisme. Aujourd’hui, ce lien ténu avec le parti de Jaurès a disparu. Incapable d’inventer une conception du socialisme à l’heure de la mondialisation, ce parti se perd dans une fuite aveugle vers la droite. Qui est alors « de gauche » aujourd’hui ? Et quelle doit être la position du Front de gauche vis-à-vis du PS quand son gouvernement applique le traité « Merkozy », continue la chasse aux immigrés et aux Roms et entend « revisiter » le droit d’asile ?
Ce n’est pas « bonnet blanc et blanc bonnet » comme on l’a vu avec le mariage pour tous, le projet de réforme pénale, ou même le malaise croissant à l’intérieur du PS et de son électorat. La règle visant au second tour à faire barrage à la droite et à l’extrême droite doit donc s’appliquer ; et l’on peut, en fonction des accords de programme négociés après le premier tour, envisager localement de faire partie de majorités municipales. Mais peut-on sans dommage sérieux, c’est-à-dire sans plonger dans la confusion et dérouter un électorat à la recherche de repères, se présenter aujourd’hui dès le premier tour à des élections politiques (ce qui est le cas dans les grandes villes comme aux régionales, 
et même aux sénatoriales) sur des listes 
dirigées par le PS ? Cela fait trente ans au moins que nous tentons sans succès de « peser » sur le PS afin de le ramener « à gauche ». Jusqu’où faudra-t-il qu’il poursuive sa droitisation pour constater l’échec de cette stratégie et en tirer la conséquence : il faut mener avec lui une exigeante confrontation visant à construire les rapports de forces politiques sans lesquels il est illusoire d’imaginer le faire bouger.
Vu la gravité de la situation, il n’est pas certain qu’il ne faille du temps avant que nous ne puissions à nouveau nous faire entendre d’un électorat populaire qui se sent abandonné et a déserté les urnes. Il est donc possible que la confrontation avec le PS ait dans certains cas un coût électoral : on l’a vu aux législatives de 2012, où nous n’avons pas progressé suffisamment, dans les circonscriptions où nous représentions traditionnellement la gauche unie, pour empêcher la défaite de plusieurs députés communistes. Mais les candidats du Front de gauche ont davantage progressé presque partout ailleurs, notamment là où nous étions faibles, témoignant d’une dynamique politique nouvelle. Et déjà, notamment aux européennes de 2010, nous avons commencé d’enregistrer des progrès, y compris en nombre d’élus.
Nous devons faire un choix. Ou rester au milieu du gué pour tenter de préserver quelques restes de l’union de la gauche, au risque de devenir illisibles (et on ne voit pas pourquoi, sauf cadeau local du PS, nos positions ne continueraient pas à s’étioler en nous faisant perdre sur tous les terrains) ; ou franchir le pas et nous lancer vraiment dans un développement conquérant du Front de gauche. Et là, nous avons du pain sur la planche. Non seulement pour dépasser les crispations d’appareils, mais surtout pour inventer la gauche d’aujourd’hui. Quelles réponses aux grands défis de notre époque : mondialisation, crise écologique et énergétique, Europe, migrations, impasse du productivisme/consumérisme, etc. ? Sans compter la question clé : comment, dans les institutions et la politique, et singulièrement dans le Front de gauche lui-même, dépasser les pratiques délégataires et mettre réellement les citoyens dans le coup ?
Voilà un beau programme de travail si l’on veut donner au Front de gauche le souffle populaire qui lui manque cruellement. Mais il faut le vouloir. Et prendre jour après jour les initiatives sans lesquelles, depuis les élections de 2012, il patine et décourage. Retrouver ainsi le chemin d’une dynamique et l’amplifier sans cesse est la seule façon de se faire entendre des déçus de la gauche, et surtout de rendre espoir aux couches populaires sans lesquelles il n’y a aucun avenir à gauche.

22 Juin 11

Initiatives Citoyennes pour une dynamique populaire du Front de gauche

par Patrice Cohen-Seat

Rendez-vous sur:  http://reseau.dynamique-frontdegauche.fr

« Initiatives citoyennes pour une dynamique populaire du Front de gauche » est une réponse à l’appel lancé voici quelques mois par une soixantaine de personnalités, appel aujourd’hui signé par plus de 1500 personnes.

Face au fossé profond que la colère et la désespérance ont creusé entre les couches populaires et la gauche, nourrissant l’abstention et la protestation sans perspectives politiques, son objectif est de faire grandir l’espoir qu’a fait naître la création du Front de gauche, et de  contribuer pour cela à mobiliser des millions de femmes et d’hommes dans la perspective d’un véritable Front citoyen et populaire. Avec la volonté, dès 2012, de chasser la droite du pouvoir et d’ouvrir une véritable alternative politique.

« Initiatives citoyennes pour une dynamique populaire du Front de gauche» est un espace ouvert, libre et auto-organisé. Il rassemble celles et ceux qui, membres ou non de partis ou d’autres organisations démocratiques, souhaitent aller au-delà d’un soutien au Front de gauche pour s’y investir personnellement. Leur volonté est de mettre leurs forces au service d’un bouillonnement politique fait d’engagements, de loyales confrontations, de débats rigoureux, d’élaborations novatrices, et tout autant de joie et d’enthousiasme à l’idée d’imaginer, de construire et de gagner ensemble. Il s’agit de donner naissance à une véritable dynamique politique et citoyenne.

« Initiatives citoyennes pour une dynamique populaire du Front de gauche» a mis en place ce réseau social participatif. En lien avec les forces constitutives du Front de gauche, son objet est de faciliter la mise en relation, l’échange d’information et la prise d’initiatives individuelles et collectives de ses membres.